Rachel Comeau

« Le personnel infirmier nous a donné le courage de ne pas abandonner. »

 

L’annonce d’une première grossesse est souvent un grand moment de bonheur, mais lorsque Rachel Comeau et son mari, Denis Comeau, ont découvert qu’ils attendaient des triplés, elle admet s’être sentie dépassée par les événements.

 

« Ma réaction initiale était de dire que nous allions devoir changer de voiture », dit-elle en riant. « Ensuite, la panique s’est installée quand j’ai réalisé que ma grossesse était à haut risque. Mon mari était aussi très anxieux, mais le personnel de L’Hôpital de Moncton a su me calmer. Ils nous ont guidés à travers ces premières émotions et nous ont aidés à comprendre ce qui nous attendait. »

 

« J’ai travaillé pendant 20 semaines, puis on m’a imposé un repos au lit partiel et, à 28 semaines, un repos au lit complet. À 32 semaines, nous avons appris que le bébé B ne grandissait plus, alors j’ai dû être hospitalisée immédiatement pour accoucher par césarienne le lendemain matin. Je n’ai pas fermé l’œil cette nuit-là ».

 

« Mon mari avait préparé la chambre des bébés une semaine avant de savoir que j’allais accoucher. Je me souviens que nous nous sommes regardés et il m’a dit : “Quoi qu’il arrive, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir et le personnel médical était fantastique” ».

 

Après la naissance réussie de ses trois bébés (Olivier, Xavier, Daphnée), Rachel est restée à l’hôpital pendant 26 jours. Pendant son séjour, elle a pu profiter du soutien de l’équipe de soignants qui l’entourait.

 

« Le personnel infirmier était si compatissant. Ils s’asseyaient avec moi en attendant que les bébés se réveillent et m’aidaient à leur donner un bain. Je leur ai dit : “Vous faites partie de notre famille maintenant. Ce que vous avez fait a changé nos vies.” »

 

La naissance de triplés est une expérience riche en émotions, et le fait qu’ils aient été mis au monde alors que les protocoles de la COVID étaient en place a rendu l’expérience encore plus difficile, mais la dernière visite de son père a été l’un des moments les plus déchirants de son aventure.

 

« Mon père est un patient en oncologie à l’Hôpital de Moncton, et il était venu tenir un de mes garçons pendant l’heure des boires. Au moment où il est arrivé, une infirmière est entrée et nous pouvions tout de suite lire l’émotion dans ses yeux. Elle a dû nous dire que les visiteurs n’étaient plus autorisés dans l’hôpital et qu’il devait partir immédiatement. Son cœur s’est brisé. Je me tenais devant la porte et je l’ai vu marcher dans le couloir, la tête basse. »

 

« Quand je suis arrivée le lendemain matin, il y avait, juste à côté des lits de mes bébés, un collage fait par les infirmières avec des photos de chaque bébé et un poème pour grand-papa. Elles l’ont plastifié pour que mon père puisse l’apporter à son traitement de chimio le lendemain. »

 

« Le personnel est tout simplement incroyable, il n’y a pas de meilleur adjectif pour les décrire. Ils se soucient vraiment des patients et de leur famille, et ils les font passer en premier, surtout dans des situations difficiles comme celle de la COVID ».

 

« Mon mari et moi sommes éternellement reconnaissants envers l’unité de soins intensifs néonatals. À l’occasion de la Journée internationale de la prématurité, nous avons décidé de lancer, en collaboration avec la Fondation des Amis de L’Hôpital de Moncton, une campagne intitulée Petits Rêves ».

 

« Nous voulions récolter des fonds supplémentaires pour l’unité de soins intensifs néonatals afin d’aider les parents à repartir avec des souvenirs positifs plutôt qu’avec le souvenir des bips d’appareils en arrière-plan. Nous avons donc créé un objet-souvenir que vous confectionnez à partir de billes qui représentent votre parcours. Ces billes servent à vous rappeler que vous avez eu un petit combattant, que vous êtes aussi une combattante en tant que maman, et qu’il y avait une équipe de professionnels de la santé à vos côtés à chaque étape du parcours. »

 

« Cette année, nous avons lancé la campagne Petits Rêves et avons récolté plus de 7 000 $ en deux mois et demi! »

 

Une fois de retour à la maison avec leurs nouveau-nés, Rachel et son mari étaient très reconnaissants du soutien que la communauté leur a apporté.

 

Nos voisins ont déposé des repas à notre porte, des gens nous ont envoyé des couches et ont fait l’épicerie pour nous. Tout le monde veillait notre confort, car les gens savaient que nous ne pouvions pas profiter d’une aide supplémentaire pendant la pandémie. La COVID nous a permis de voir les gens se serrer les coudes pour faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte! »

 

« Tous les employés de L’Hôpital de Moncton font bien plus que leur travail. Ils sont des êtres humains qui prennent soin de leurs semblables. Ils aiment réellement leur travail. »

– Rachel Comeau, mère de triplés

Dès maintenant, vous pouvez vous assurer que tous les membres de notre communauté reçoivent les meilleurs soins possibles en faisant un don à la Fondation des Amis de l'Hôpital de Moncton. 

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